PLFSS2015: Médicalisation du système de régulation

Il faut pondérer les volumes de produits de santé consommés par la gravité des pathologies prises en charge.

Il n’existe pas d’information dans le PMSI pour distinguer les différentes lignes de traitement notamment en cancérologie mais aussi dans beaucoup de maladies graves, chroniques ou évolutives voire dans les maladies rares qui peuvent nécessiter des traitements très couteux avec des molécules figurant sur la liste des molécules pouvant être financées en sus des tarifs des séjours.

Tous les établissements n’ont pas la même proportion de patients en 1ère ligne, 2ème ligne ou 3ème ligne de traitement après échecs des traitements précédents  comme c’est le cas pour certains cancers, et par là même, pas la même utilisation des molécules onéreuses notamment dans le registre du cancer ou des maladies chroniques invalidantes au niveau régional comme national.

Il serait dangereux d’appliquer des pénalités financières aux établissements qui traitent les patients les plus sévères. En effet, ceux-ci pourraient artificiellement apparaître comme « atypiques », comme « gros prescripteurs » de spécialités pharmaceutiques de la liste mentionnée à l’article L.162-22-7 avec aucune « justification » de prime abord par non disponibilité de cette information dans les bases de données du PMSI.

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